Dossier du mois intro article formation

Publié le 9 février 2021 | par redaction

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Point sur la formation

UN BILAN GLOBALEMENT POSITIF

formation Atelier Louis Armand techniques2020 a amené un certain nombre de français à reconsidérer, voire à remettre totalement en question leur avenir professionnel. Un changement qui s’opère le plus souvent par le biais d’une reconversion professionnelle, en d’autres termes par un retour à la formation, de préférence en alternance dont le but ultime est un changement de vie parfois radical.

En février 2020, dans notre dossier Formation, nous avions abordé le sujet du point de vue de la Région avec sa vice-présidente déléguée à l’éducation et aux lycées. En cette période d’avant Covid, la situation était au beau fixe avec des ambitions fortes en matière de formation professionnelle.Qu’en est-il aujourd’hui à l’issue d’une année pour le moins compliquée ?

formation schema 53000 apprentisUNE PROGRESSION ANNONCÉE
Entre l’Aide exceptionnelle apprentissage, l’Aide exceptionnelle au contrat de professionnalisation proposées par l’État et la volonté de la Région de proposer aux jeunes et à tous ceux qui le souhaitent une offre de formation de proximité, la filière professionnelle en Auvergne-Rhône-Alpes devrait passer de 53 000 à 55 000 apprentis en 2021.

100 000 NOUVELLES ENTREPRISES
Une situation favorisée par la création de plus de 100 000 entreprises en Région en 2020, qui ont par ailleurs contribué à limiter l’augmentation du chômage liée à la pandémie à +0,5%, soit 7,9% contre 9,7% en France métropolitaine.

DES AIDES MULTIPLES EN RÉGION
À noter que d’autres aides mises en place en Région facilitent également l’accès à la formation en entreprise comme Nos talents, nos emplois, Form’toit, pour trouver un logement ou encore Soutien aux apprentis. Pour en savoir plus, consultez le site www.auvergnerhonealpes.fr.

L’IOD VALIDÉ
Il y a un an, nous avions également évoqué l’expérimentation d’une démarche innovante soutenue par la Région et basée sur la méthode IOD (Intervention sur l’Offre et la Demande) en partenariat avec le GRETA du Rhône. D’expérimentale, cette méthode qui consiste à mettre en lien le demandeur d’emploi et l’entreprise qui recrute sans passer par le CV, l’entretien d’embauche classique et le pré-requis de la formation, est désormais passée au stade actif et est accessible à tous. À l’embauche effective succède un suivi durant les 6 premiers mois du contrat.

ET DU CÔTÉ DES ÉTUDIANTS ?
Cet arsenal de mesures mis à la disposition de ceux qui souhaitent se former ou se reconvertir ne doit pas faire oublier le problème étudiant dans le contexte de la pandémie. Entre absence de cours en présentiel, impossibilité de sortir librement avec des amis et de faire des petits jobs afin de payer les à-côtés de leurs études, certains décrochent, perdent leurs repères, ou pire, se mettent en danger. Un état de fait qui a motivé l’intervention du président Macron le 21 janvier dernier et l’annonce d’une aide sous la forme d’un accès à deux repas par jour pour un euro dans les restos U, suivie de celle relative à un chèque “psy” pour permettre aux étudiants en situation de mal-être de pouvoir consulter un psychologue et suivre des soins. Des solutions qui ne résoudront pas tout mais qui permettront d’assouplir un peu une situation pour le moins tendue.

ÉTABLISSEMENTS PROPOSANT DES FORMATIONS PROFESSIONNELLES
DANS LE BEAUJOLAIS

À Villefranche :
• CFA du Beaujolais (ARFA) – métiers de l’automobile, de la coiffure et de la gestion des entreprises
• Lycée Louis Armand – maintenance des équipements industriels, chaudronnerie, électricité, systèmes numériques et mode
• Lycée Claude Bernard – commerce, vente, esthétique
• Lycée Notre Dame – services à la personne, transport et logistique, relation client et services aux organisations.
À Belleville-en-Beaujolais :
• Lycée Bel Air – viticulture et gestion des exploitations agricoles
• Lycée Aiguerande – cuisine, Commerce, restauration et soin à la personne.


Martelet3CAMPUS DU MARTELET

Un large éventail de formations

Une infrastructure dédiée aux organismes de formation devenue le lieu de rendez-vous indispensable entre étudiants et entreprises.

Le Campus s’est développé depuis sa création grâce aux acteurs locaux de la formation et le soutien de la Région. Comprenant la Business School by CSND, la 12e Maison Familiale rurale du Rhône, l’Université Lyon III, il propose des formations post-bac dans les métiers de l’informatique, du management, de la comptabilité et de la gestion. Un lieu innovant pour offrir des formations de qualité de BAC + 2 à BAC + 5.

L’ASSOCIATION
L’association Campus du Martelet, dirigée par Karine Fujarski (également directrice de la Business School) informe, oriente sur les métiers et accompagne chaque élève dans son projet de formation.


DEUX REGARDS SUR LA FORMATION

Entre reconversion et réorientation

La formation réunit des profils très différents. Pour preuve, les deux témoignages qui suivent, celui de Didier Bertagna, 49 ans, ancien ingénieur informatique aujourd’hui cuisinier dans un restaurant 1 étoile et Justine Blein, 18 ans, en première année de BTS NDRC.

interview formation didier bertagnaDIDIER BERTAGNA – cuisinier
INTERVIEW

Didier Bertagna – Passionné de cuisine depuis son plus jeune âge, Didier a néanmoins opté pour des études d’informatique à l’issu de son bac économique et social au début des années 1990.
Qu’est-ce-qui a motivé cette reconversion ?
Fin 2018, ma motivation n’était plus assez forte pour continuer dans mon métier. À partir de là, il m’a semblé que le domaine de la cuisine était celui dans lequel je pourrais m’épanouir et redonner du sens à ma vie à la fois professionnelle et personnelle.
Quel type de formation avez-vous suivi ?
J’ai souhaité m’orienter vers une formation standard, à savoir un CAP de cuisinier avec un contrat de professionnalisation au Faisan Doré à Villefranche. Et j’ai pu le faire tout en bénéficiant des indemnités chômage. Aujourd’hui et depuis juillet 2020, je suis cuisinier, maître d’hôtel à l’Auberge de l’Abbaye à Ambronay, un restaurant étoilé Michelin depuis 2012.

interview formation justine bleinJUSTINE BLEIN – étudiante BTS
INTERVIEW

Justine Blein – En 1ère année de BTS négociation et digitalisation de la relation client, Justine tourne aujourd’hui son regard vers le journalisme qu’elle découvre au sein du BlocNotes.
Pourquoi as-tu choisi ce BTS pour finalement arriver au journalisme ?
Faute de résultats satisfaisants en 3e, je me suis vue refuser l’entrée en 2de générale. J’ai donc opté pour un bac pro ARCU qui malheureusement n’ouvre pas les mêmes portes qu’un bac général. Il me fallait donc une passerelle pour accéder à une licence afin de pouvoir exercer le métier de journaliste. Cela m’a permis de côtoyer le monde de l’entreprise et d’acquérir de l’expérience et de la maturité.
Comment se déroule ta formation et as-tu été impactée par la pandémie ?
Je travaille trois jours en entreprise et deux jours à l’école par semaine à la Business School, sur le Campus du Martelet à Limas. Nous travaillons essentiellement sur ordinateur, ce qui permet de gagner du temps dans la prise des notes et d’être plus efficaces. J’ai toujours suivi mes cours en présentiel, je ne me sens donc pas particulièrement impactée.



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