Culture intro mamans font cinema

Publié le 27 mai 2020 | par redaction

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Les mamans font leur cinéma

Tout bon mâle qui se respecte vous le dira, les mamans n’ont pas attendu l’invention du cinématographe pour faire leur cinéma… Ainsi, des expressions telles que « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » ou « se mettre la rate au court-bouillon » ont dû être inventées pour elles.

En effet, quelle mère ne se fait pas des cheveux blancs pour sa progéniture, que celle-ci soit âgée de 2 jours ou de 45 ans ? Et là, je ne soulève que le coin le plus facile du voile… Vous me direz, c’est un peu ce qui fait leur charme et c’est certainement une raison parmi tant d’autres pour laquelle on les aime tant. Des petits travers purement féminins dont les scénaristes et les cinéastes ont su tirer parti avec talent, de tendresse aussi, en les poussant parfois à l’extrême, mais c’est tout l’intérêt du cinéma. Petit florilège de ces élans du cœur à l’adresse de nos mamans chéries.

La fête des mèresLA FÊTE DES MÈRES – mai 2018 – de Marie-Castille Mention-Schaar, avec Audrey Fleurot, Clotilde Courau, Olivia Côte, Pascale Arbillot, Jeanne Rosa…
Avant-gardiste, Anne (Audrey Fleurot) dans La Fête des mères, est de celle qui fait fi de la pression sociale en « osant » faire un enfant alors même qu’elle est présidente de la république et qui apprend à gérer son baby blues tout en s’occupant de son nouveau-né et de son pays. Il faut dire que, non contente de réussir sa vie professionnelle, elle vit pleinement sa vie personnelle aux côtés d’un mari attentionné et d’une mère parfaite (Carmen Maura) qui a toujours les mots qu’il faut… Deux mères exceptionnelles pour le prix d’une !

MommyMOMMY – octobre 2014 – de Xavier Dolan, avec Anne Dorval, Antoine-Olivier Pilon, Suzanne Clément…
Die (Anne Dorval) est une mère veuve, dévouée à Steve, son fils hyperactif, impulsif et violent (Antoine-Olivier Pilon). Une mère prête à tout faire, tout dire et tout accepter pour faire de la place dans le monde à son fils tourmenté. Anne Dorval incarne dans Mommy, l’amour maternel en ce qu’il a d’absolu, de fusionnel et par extension de déchirant.

TerminatorTERMINATOR – avril 1985 – de James Cameron, avec Arnold Schwarzenegger, Michael Biehn, Linda Hamilton…
Qui n’a pas rêvé un jour d’avoir pour maman Sarah Connor, rendue célèbre sous les traits de Linda Hamilton ? Mère du futur leader de la résistance aux machines, John Connor, elle laisse de côté la fragile héroïne traquée pour endosser le rôle d’une figure vengeresse surentrainée. Autre bel exemple de dévouement d’une mère qui finit par devenir plus balèse encore que le fameux Terminator.

Les indestructiblesLES INDESTRUCTIBLES – novembre 2004 – de Brad Bird
Elastigirl, de son vrai nom Helen Parr, est une autre de ses mamans sachant cacher parfaitement son jeu. Mère au foyer attentive à ses enfants et à son indestructible mari, elle sait s’improviser super héroïne, capable de se transformer en parachute ou en canot pneumatique, forte de son corps étirable à l’infini. La plus souple du genre donc.

Forrest GumpFORREST GUMP – octobre 1994 – de Robert Zemeckis, avec Tom Hanks, Gary Sinise, Robin Wright, Sally Field…
« La vie c’est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber… » Ne serait-ce que pour cette réflexion d’une infinie sagesse, maman Gump (Sally Field) tient une place de choix dans les annales de l’Histoire de la maternité. Si l’on ajoute tout l’amour, la force et l’inspiration qu’elle est capable d’insuffler à son incroyable héros de fils Forrest (Tom Hanks), impossible de résister : cette mère-là mérite notre respect.

Erin BrockovichERIN BROCKOVICH – avril 2000 – de Steven Soderbergh, avec Julia Roberts, Albert Finney, Aaron Eckhart…
On en a beaucoup écrit sur cette femme formidable, autodidacte, devenue adjointe juridique et militante de l’environnement, incarnée à l’écran par Julia Roberts, qui tente d’aider les victimes d’une petite ville américaine, touchées par la pollution des eaux potables. En plus d’être cette femme forte partie de rien, Erin Brockovich est une mère célibataire, élevant seule avec amour ses trois enfants. Une mère sur tous les fronts.

Jamais sans ma filleJAMAIS SANS MA FILLE – septembre 1991 – de Brian Gilbert, avec Sally Field, Alfred Molina, Sheila Rosenthal…
Mère courage s’il en est, Betty Mahmoody (Sally Field) use au péril de sa vie de tous les stratagèmes afin de fuir aux côtés de sa fille un pays et un mari conquis par la révolution islamique. Comme quoi, une mère est vraiment prête à tout, quand il s’agit de son enfant.

L'échangeL’ÉCHANGE – novembre 2008 – de Clint Eastwood, avec Angelina Jolie, John Malkovich, Michael Kelly…
En matière d’instinct maternel, Christine Collins (Angelina Jolie) se pose là ! Contre vents et marées, et au risque de passer pour folle, elle est de ces mères que rien ne détourne de sa lutte quand il s’agit de retrouver son enfant disparu et de prouver, contre toute apparence, que celui qui se proclame comme tel n’est pas le sien. Une mère obstinée, fine, clairvoyante et enragée comme on les aime.

Il faut de tout pour faire un monde, et il y a fort à parier qu’en y regardant de plus près, vous retrouviez dans l’une au moins de ces mamans de cinéma, une part de la vôtre. Une part qui lui vaut tout votre amour. Alors, pour le lui prouver une fois encore, n’oubliez pas de la célébrer comme il se doit le dimanche 7 juin prochain.


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