Archives Intro laurent frechuret

Publié le 27 février 2020 | par redaction

0

Laurent Fréchuret – Théâtre de Villefranche

Un petit pas pour un homme, un bond de géant pour le théâtre…

Au Théâtre de Villefranche en mars

theatre villefranche Portrait Laurent FrechuretAncien résident du Théâtre de Villefranche avec sa compagnie, le Théâtre de l’Incendie, de 1998 à 2004, Laurent Fréchuret est de retour en Calade, comme il le fut déjà en 2014, 2015 et 2016, avec une pièce audacieuse et novatrice : Martiens martiennes dans le cadre du focus Innovant.e.s.

Auteur, comédien, metteur en scène, vous êtes un homme de théâtre complet. Après plusieurs décennies de théâtre, qu’est-ce-qui fait encore courir Laurent Fréchuret ?

Plus je vieillis, plus je cours vite. J’essaie d’atteindre certains rêves et il y en a encore beaucoup. Et là, il s’agit d’aller sur la planète Mars, alors il faut courir d’autant plus vite… Villefranche me rappelle beaucoup de beaux souvenirs d’aventures et de créations lors de notre résidence avec toute l’équipe du théâtre sous la direction d’Alain Moreau. Nous avons aussi réalisé des chantiers avec la population et 150 personnes de 6 à 90 ans sur scène. Et chaque fois que nous retournons à Villefranche, nous sommes très heureux de nous remémorer ce lien qui perdure avec ce public.

Avec au moins six de ses pièces mises en scène, Samuel Beckett semble être votre auteur préféré. Qu’est ce qui vous rapproche de lui plus que d’un autre auteur ?

C’est très difficile à dire, c’est tellement intime. Quand j’ai lu les romans de Beckett, à 22, 23 ans, ça a été une explosion atomique et j’ai eu d’emblée l’envie de les adapter au théâtre. Après avoir obtenu les droits auprès des éditions de Minuit, on a réussi à les convaincre d’en faire des pièces de théâtre. “On peut faire du théâtre de tout” disait Antoine Vitez, avec des articles de journaux, de philosophie, avec des romans, etc. Ça a été le début de la compagnie Le Théâtre de l’Incendie, créé en 1994, et de l’aventure avec Beckett qu’on retrouve régulièrement.

Depuis vos débuts, vous avez touché à tous les genres, du drame au vaudeville, en passant par l’opéra. Mais qu’est-ce qui vous a amené à aller vers un maître de la SF comme Ray Bradbury et à adapter Ylla tiré de son recueil de nouvelles Chroniques martiennes ?

Il y a cinq ans, en voyant les Percussions Claviers de Lyon sur scène, tout est devenu clair. Il fallait que ce soit une pièce musicale. Nous avons donc passé commande d’une heure de musique au grand compositeur allemand Moritz Eggert sur le livret de cet opéra parlé. Une partition jouée par les Percussions Claviers de Lyon sur laquelle nos deux comédiens Claudine Charreyre et Michel Lecoq interprètent ce couple de martiens dont l’une n’est qu’ouverture tandis que l’autre n’est que fermeture sur le monde. Pour parfaire la mise en scène, il nous fallait encore donner vie aux rêves de la martienne. Nous avons donc invité deux jeunes artistes d’art numériques, fondateurs de Scenocosme, qui inventent des images, créées en temps réel par la comédienne sur scène. Un travail remarquable.

© DR



A propos de l'auteur


Les commentaires sont clos.

Haut ↑